L’architecture est le point de rencontre de tous mes centres d’intérêt :
la culture qu’elle raconte, les paysages qu’elle façonne, le graphisme de ses lignes, l’urbanisme qu’elle organise, la photographie qu’elle inspire et la vie sociale qu’elle abrite.
la culture qu’elle raconte, les paysages qu’elle façonne, le graphisme de ses lignes, l’urbanisme qu’elle organise, la photographie qu’elle inspire et la vie sociale qu’elle abrite.
Architecture & photographie : une même écriture
Le photographe et l’architecte racontent des histoires. Ils ont leur grammaire, leur vocabulaire, leurs codes.
Tous deux s’expriment à travers des formes, des espaces, des lignes, des rythmes, des cadres, des lumières, des couleurs et des atmosphères.
Tous deux s’expriment à travers des formes, des espaces, des lignes, des rythmes, des cadres, des lumières, des couleurs et des atmosphères.
Répondre à une commande est bien sûr un prérequis : documenter un bâtiment, c’est en restituer les différentes échelles, permettre la compréhension de son insertion dans un contexte, de son rapport au paysage, de ses usages et de son programme. Mais le photographe n’est pas un œil passif. Définir sa marge de manœuvre, interpréter et décrire un sujet, fait pleinement partie de son écriture photographique.
Je n’ai pas d’image a priori avant la visite d’un bâtiment. J’observe le site et construis mon propos au fil de la découverte, à l’affût d’un point de vue qui fera sens.
J’aime la simplicité apparente d’une image, lorsque chaque élément trouve naturellement sa place. J’attends, j’observe, guidé par l’intuition, l’harmonie et le rythme de la composition. Lorsque le vivant s’intègre à la scène, l’image devient alors complète.
Parcours
Pour Arnaud, la photographie est avant tout une histoire de transmission — une passion héritée de son père. Né en Turquie, où ses parents ont vécu de nombreuses années, il grandit nourri par les récits et les diapositives des années 1970, premières images fondatrices de son regard.
À huit ans, il reçoit son premier appareil photo. À quinze ans, il s’offre son premier boîtier argentique plein format. Un an plus tard, lors d’un road trip d’un mois sur les pistes du Mali, la photographie s’impose comme une évidence.
Son parcours professionnel l’éloigne pourtant un temps du métier, au profit d’études puis d’une carrière dans le secteur du tourisme. La pratique photographique reste néanmoins constante, jusqu’à une reconversion amorcée il y a quatre ans, marquant un retour assumé à ses premières intuitions.
Aujourd’hui, il développe un travail de commandes en parallèle de projets personnels, nourris par un attachement aux techniques anciennes et à l’histoire de la photographie.
Démarche
Que ce soit en voyage ou à proximité de chez moi, je fais des images en permanence : architecture, grands ensembles, vernaculaire, paysages, vie urbaine, sites religieux ou touristiques.
La photographie me permet de prendre du recul et d’affiner mon regard sur le monde. Elle nourrit une exploration des espaces, souvent habitée par des présences humaines, parfois furtives, parfois inattendues.
C’est aussi pour cette raison que le chantier occupe une place importante dans ma pratique : pour son état transitoire, son univers singulier et sa forte photogénie, révélatrice des processus de transformation du bâti.